Vous trouverez sur cette page des pistes pour prendre soin des malades, des plus petits, des plus fragiles…
Sacrement des malades 2025
Des célébrations vous sont proposées pour le Sacrement des malades :
le 9 mars 2025 en l’église de Mouchamps,
le 16 mars 2025 en l’église de Chantonnay
et le 30 mars 2025 en l’église de Bournezeau,
Renseignements et inscriptions :
presbytère de Chantonnay : 02.51.94.30.25.
ou presbytère de Mouchamps : 02.51.66.29.61.
Des dépliants sont disponibles au fond des églises
le 9 mars 2025 en l’église de Mouchamps,
Renseignements et inscriptions :
presbytère de Chantonnay : 02.51.94.30.25.
ou presbytère de Mouchamps : 02.51.66.29.61.
Des dépliants sont disponibles au fond des églises
Onction des malades à Bournezeau
En ce dimanche 9 octobre 2022, 13 membres de nos communautés de Bournezeau et Saint-Vincent-Puymaufrais, recevaient le sacrement des malades, au cours de la messe dominicale, en l’église de Bournezeau. Le mardi précédent, ils s’étaient retrouvés au presbytère de Bournezeau pour vivre ensemble, un temps de préparation, de réflexion sur le sens de ce sacrement, et des différents gestes accompagnant cette onction, comme l’imposition des mains par le prêtre, et l’onction d’huile sainte sur le front et la paume des mains. Ce sacrement, don de Dieu, nous invite à nous abandonner en confiance, dans les bras de Père, pour avancer sur nos propres chemins de vie, malgré la maladie, le handicap, les souffrances tant douloureuses que silencieuses. C’est ce que chacun d’eux est venu recevoir au cours de cette célébration. Temps fort vécu avec la communauté paroissiale locale et invitant chacun à plus de fraternité et d‘humanité.
Ils ont dédié leur vie
à l’adoption des enfants handicapés
Lucette, 92 ans, et Jean Alingrin, 93 ans, ont consacré toute leur vie à l’adoption. Ils ont élevé dix-huit enfants handicapés.
Joël
le Gall, Ouest-France du 13 janvier 2022
Jean et Lucette Alingrin ont
fait de l’adoption d’enfants handicapés le combat de leur vie. À
Baugé-en-Anjou, ce couple hors du commun en a élevé dix-huit et permis à 2 000
autres de trouver une famille.
La vie des Alingrin est un roman. Une
saga même. L’histoire d’un couple animé par une « folie d’amour ».
Au cœur de la forêt de Baugé-en-Anjou,
dans le Maine et Loire, Jean et Lucette ont élevé dix-huit enfants.
« Une réserve d’Indiens » glissent-ils
dans un sourire.
À 93 ans, l’homme a des allures de
vieux sage. Près de lui, Lucette, 92 ans, brindille aux longs cheveux d’argent,
a posé tendrement sa main sur la sienne. Ces deux-là sont inséparables. « Et si le Ciel le permet, nous partirons ensemble » souffle-t-elle.
Originaires de banlieue parisienne, les Alingrin se sont installés dans le Maine-et-Loire en 1953, avec Marie, leur fille aînée. L’année suivante, Lucette, alors enceinte, perd son bébé. Et avec lui, tout espoir de donner la vie. Cette stérilité est une blessure. Mais le couple ne renonce pas. Il décide de se tourner vers l’adoption.
« C’était compliqué à cette époque, se souvient Lucette Il fallait attendre la majorité de
la mère biologique pour adopter un enfant. Les petits pouvaient rester des
années sans trouver de famille. » Jean et Lucette
sont d’éternels optimistes. Ils patienteront. En 1960, ils accueillent un petit
garçon, François. Puis Benoît, en 1963.
Quatre ans plus tard, les Angevins
reçoivent une lettre qui va bouleverser leur existence. Un médecin français
leur demande de l’aide pour trouver une famille à cinq petits Libanais, tous
porteurs de handicap.
Jean et Lucette doutent. Sont-ils de taille à se frotter à cette situation ? Le couple n’hésite pas longtemps. Il recueille Emmanuelle, une fillette atteinte de poliomyélite, et trouve quatre foyers pour ses compagnons d’infortune.
C’est le déclic. Jean et Lucette
consacreront leur vie à ces petits « en désamour ». Jean quitte l’usine qu’il dirigeait à Angers.
En 1975, ils fondent avec un objectif : leur œuvre Emmanuel SOS adoption (1)
« Offrir une famille à un enfant et
non l’inverse. »
Très vite, à Montjoie, c’est
l’effervescence. Le couple s’occupe parfois de dix enfants en même temps. Des
nourrissons à la santé fragile que Lucette et Jean cajolent, accompagnent lors
de lourdes opérations, avant
de leur trouver un foyer. La famille ne
roule pas sur l’or mais déborde d’amour.
Un soir de janvier 1976, le père d’un
nouveau-né les appelle. « Il était en larmes, Son épouse venait de donner
naissance à un bébé porteur de trisomie 21 et le rejetait. » se souvient Lucette.
La petite fille, atteinte d’une grave
cardiopathie, se laisse mourir. Grégorya sera déposée dans leurs
bras un Vendredi saint. Un signe ? « Plutôt une évidence. »
« Nous n’avons pas connu d’échec »
Au fil des années, la famille
s’agrandit avec Violaine, Anaïs, Rebecca, Timothée, Pierre, Sarah. Sur son domaine,
le couple construit des petits chalets pour accueillir des familles adoptantes.
« Nous ne leur cachons rien de nos bonheurs et de nos douleurs, insiste
Lucette. Élever un enfant handicapé, c’est dur mais merveilleux, doux et
amer à la fois. »
Depuis 1975, le duo a permis à 2 000
enfants d’être adoptés, 800 d’entre eux porteurs d’un triple chromosome 21. «
Et jamais nous n’avons connu d’échec » ajoute-t- elle avec fierté. Le
téléphone des
Alingrin sonne souvent. Au bout du fil,
les services de l’État qui leur demandent un coup de main pour des pupilles
qu’ils peinent à faire adopter.
Il y a aussi ces appels de détresse de
parents désemparés, après la naissance d’un enfant « différent ».
Jean et Lucette ne jugent jamais. Ils savent
le désarroi et la peine qui habitent ces familles.
« Et puis un jour, nous recevons à
nouveau un coup de fil ou une photo de l’enfant, souriant. C’est toujours un
grand bonheur », admet Jean.
En novembre 2020, un grain de sable a
bien failli gripper la machine à miracles des Alingrin. La commission des lois
de l’Assemblée nationale se penchait alors sur la réforme de l’adoption, qui
prévoyait notamment de limiter l’activité des organismes autorisés pour
l’adoption (OAA) aux adoptions internationales « Nous n’aurions plus été en
mesure d’aider l’Aide sociale à l’enfance à trouver des familles pour leurs
pupilles atteints de graves pathologies », soupire Jean.
Six mois plus tard, un appel vient
rassurer les époux. Au téléphone, Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de
l’enfance et des familles « Il nous a dit : « Vous restez, car nous avons
trop besoin de vous ». »
Jean et Lucette sont soulagés. L’association,
leur bébé, est sauvée.
Quand ils ne sont pas avec leurs grands
enfants – cinq d’entre eux vivent encore sous leur toit – les Alingrin
rencontrent des familles adoptantes. « Nous recevons cinquante dossiers par
an, nous en retenons
trente-cinq et quinze émergent »,
calculent-ils. Inarrêtables. Leur moteur ? Une foi inébranlable et l’amour,
évidemment. Cette année, ils ont fêté leurs noces d’ocre. « Cette famille
tant rêvée, nous l’avons construite autrement, confie Jean. L’adoption, c’est
renaître dans l’amour. »
Texte : Marion AUVRAY
Le handicap est entré dans votre vie. Ne restez pas seul(e), partagez votre souffrance, vos difficultés quotidiennes et vos joies.
Découvrez que la personne faible, démunie, peut ouvrir à un monde de tendresse, de fidélité, d'écoute et de foi. Les communautés Foi et Lumière sont des groupes de 15 à 40 personnes (enfants, adolescents ou adultes ayant un handicap mental, leur famille et des amis) qui se réunissent au moins une fois par mois pour une rencontre d'amitié, de partage, de prière et de fête. Entre les rencontres et lors des temps forts, se tissent des liens personnels. Dans nos communautés se vit une aventure humaine extraordinaire. Venez la vivre avec nous!
Une communauté Foi et lumière "Le Sillon" est présente sur nos paroisses en bocage, vous pouvez venir la rejoindre,
Que vous soyez en situation de handicap, parents et aussi amis, nous avons besoin de vous,
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